Date(s)
Lieu(x)

Université Paris 8
2, rue de la Liberté – 93526 Saint-Denis

La modernité politique a en même exclu les autres notions de la politique que celle où elle était rationalisée dans la forme de l’État, en un partage des peuples dits sans États, dits aussi sans Histoire, et inclut comme ses marges les autres versions possibles de la vie commune.
Cette exclusion comme l’un des fondements à partir desquels l’ordre colonial, puis global a pu se développer et s’étendre se trouve sans cesse redit dans les échelles des subjectivités individuelles et collectives.
Avec la critique de la modernité émerge la question d’un universalisme concret, et d’autre notions de la politique non dénuées de contextes, ni de points de vue.
Les modèles anciens et modernes des identités et du sujet politique sont remis en question, en particulier selon le point de vue des ‘Peuples–sans–États’ vivant à l’intersection des États existants, en contradiction avec la logique du « Nation–National » de l’État–nation, qui a donné lieu à la production inépuisable d’un « Autre », de nombreux autres, les autres les plus nombreux.

Notre point de départ se trouvera dans les théories voyageuses, là où une chaîne conceptuelle fait défaut (exils, guerres, et déplacements, situations de subalternalisation dans la vie, le droit, et la langue, séparations), et dans les récits où énoncés et énonciations ne peuvent être disjoints, les expressions concrètes des formes de vie, et de leur historicité.
Par ailleurs, les conflits qui traversent le Proche et Moyen-Orient ne sont pas dissociables de l’histoire des accords Sykes-Picot concernant la Palestine et le Kurdistan. Il est également nécessaire de les aborder à partir d’une analyse plus large des conditions de la globalisation, cet autre nom de la colonisation, dans ses dimensions politiques, sociales, économiques, etc.
C’est à partir d’un questionnement ainsi à la fois politique et épistémologique que pourraient se dire de nouvelles formes du politique.
De là, ce séminaire portera sur les nouvelles formes d’agir politique et les productions théoriques du post-national, les généalogies de la violence et les langages de la mémoire, la construction des appartenances multiples, l’expérience des frontières, les politiques des savoirs et de la traduction.


2 novembre 2017 — Amphi B106 de 15h00 à 18h00

  • Engin Sustam (Programme Pause / Experice–Paris 8) : Art et subalternité Kurde

 

3 novembre 2017 — Amphi B106 de 14h00 à 17h00

  • Rabab Abdulhadi (Université d’État de San–Francisco) : Justice, genre, et sexualités en Palestine

 

4 décembre 2017 — Salle de la recherche de la bibliothèque de 14h00 à 17h00

  • Léopold Lambert (The Funambulist Magazine) et Marina Nebbiolo (Institut des Humanités Medfil) : Architecture et décolonialité en Palestine

 

7 février 2018 — Salle A217 de 18h00 à 21h00
Séance organisée en coopération avec le Séminaire Conséquences (ENS–Paris)

  • Seevan Saeed (Centre d’études kurdes de l’Université d’Exeter) : La question kurde en Turquie

 

24 avril 2018 — Salle A028 de 16h30 à 19h30

  • Projection du film "Derrière les fronts, Résistances et résiliences en Palestine" (Hybrid Pulse, 113’, 2017) et rencontre avec la réalisatrice Alexandra Dols

 

2 mai 2018 — Exceptionnellement au Café Le Relais (Salle du 1er étage), 34 rue de Belleville 75019 Paris de 15h00 à 18h00

  • Camille Fauroux (CRH–EHESS / Lille 3), Béatrice Rettig (LLCP–Paris 8), Amir Kianpour (LLCP–Paris 8), Somayeh Rostampour (GTM–Paris 8) : Violence politique, Violence épistémologique